Termes essentiels de l'éclairage expliqués : Glossaire technique

Table des matières
Partie 1 : La physique de la lumière et de la vision
Partie 2 : Photométrie : Quantification de la lumière
Partie 3 : Science et qualité des couleurs
Partie 4 : Distribution optique et contrôle de l’éblouissement
Partie 5 : Terminologie électrique et mécanique
Partie 6 : Le glossaire complet de l'éclairage AZ
Introduction
Vous est-il déjà arrivé de consulter une fiche technique de LED et d'avoir l'impression de lire une langue étrangère ? Vous n'êtes pas seul.
De « L70 » à « l'ellipse de MacAdam », le secteur de l'éclairage regorge d'acronymes complexes et de jargon technique. Or, la compréhension de ces termes est désormais indispensable.
Que vous soyez ingénieur, concepteur lumière ou responsable des achats, la maîtrise de cette terminologie est essentielle. Elle vous permet de ne pas vous contenter d'acheter des luminaires puissants, mais de choisir des produits qui offrent efficacité énergétique, confort visuel et fiabilité à long terme pour vos projets.
Ce guide va bien au-delà d'un simple dictionnaire. Nous avons organisé les concepts essentiels selon une structure logique afin de vous aider à prendre de meilleures décisions :
l La physique de la lumière : Comprendre le spectre et la vision humaine.
l Photométrie : Comment nous mesurons et quantifions la lumière (lumens, lux, etc.).
l Science des couleurs : Maîtriser le CCT, le CRI et le TM-30.
l Électricité et mécanique : Pilotes, gradation et indices de protection.
l Le glossaire AZ : Un index de référence rapide pour tout le reste.
Partie 1 : La physique de la lumière et de la vision
Avant d'aborder les spécifications des lampes, il est indispensable de comprendre la nature même de la lumière et la façon dont nos yeux la perçoivent.
01. Lumière
Physiquement parlant, la lumière est une forme d'énergie de rayonnement électromagnétique. Elle se propage sous forme d'ondes et se déplace en ligne droite à partir d'une source. Bien que la lumière soit présente dans tout l'univers, ce qui importe dans notre secteur, c'est la bande d'énergie spécifique que l'œil humain peut détecter.
Référence : https://en.wikipedia.org/wiki/Light
02. Spectre
Le « spectre visible » est la partie du spectre électromagnétique que l'œil humain peut percevoir. Sa longueur d'onde s'étend approximativement de 380 nm (violet) à 780 nm (rouge) .
Pourquoi c'est important : Comprendre le spectre est la base de la compréhension du rendu des couleurs (IRC) et de l'éclairage de croissance des plantes (PAR).

03. Vision humaine (photopique, scotopique, mésopique)
La lumière n'est pas perçue de la même manière pour tous les types de lumière. Nos yeux utilisent deux types de photorécepteurs : les cônes (pour la lumière vive et les couleurs) et les bâtonnets (pour la lumière faible et les mouvements). Cela donne lieu à trois états de vision distincts :
Vision photopique (vision diurne) :
l Se produit dans des conditions lumineuses (>3 cd/m² ) .
Les cônes sont actifs. Nous voyons les couleurs et les détails clairement.
La sensibilité maximale se situe à 555 nm (vert-jaune) . La plupart des éclairages intérieurs standard sont conçus pour cet état.
Vision scotopique (vision nocturne) :
l Se produit dans des conditions très sombres (<0,001 cd/m² ) .
Les bâtonnets sont actifs. Nous voyons en noir et blanc (niveaux de gris).
l La sensibilité maximale se déplace vers 507 nm (bleu-vert) .
Vision mésopique (vision intermédiaire) :
La zone cruciale : elle se situe entre la lumière et l’obscurité (comme au crépuscule ou sous l’éclairage public). Les cônes et les bâtonnets sont tous deux actifs.
Application : En matière d’éclairage public , il est essentiel de tenir compte de la vision mésopique. Une lumière blanche plus froide (qui stimule mieux les bâtonnets de la rétine) améliore souvent la visibilité des conducteurs la nuit par rapport à une lumière jaune chaude, même à flux lumineux égal.

Partie 2 : Photométrie : Quantification de la lumière
L'une des plus grandes sources de confusion dans le domaine de l'éclairage concerne le terme « luminosité ». En ingénierie, nous n'utilisons pas ce mot. Nous privilégions plutôt quatre mesures précises.
04. Flux lumineux (lumens - lm)
« Quelle quantité de lumière est émise ? »
Le flux lumineux correspond à la quantité totale de lumière visible émise par une source dans toutes les directions. Il s'agit de la « puissance » brute de la lampe.
Remarque : Un nombre de lumens plus élevé ne signifie pas toujours une lumière plus intense sur votre bureau ; cela dépend de l’endroit où se trouve cette lumière.
05. Intensité lumineuse (candela - cd)
« Quelle est l'intensité du faisceau dans une direction donnée ? »
Cela mesure la force de la lumière dans une direction spécifique.
Exemple : Un pointeur laser a un faible flux lumineux (lumens) mais une intensité lumineuse (candela) extrêmement élevée car la lumière est concentrée. Un projecteur aura une intensité lumineuse (candela) supérieure à celle d’une ampoule classique de même puissance.
06. Éclairement (Lux - lx et Foot-candles - fc)
« Quelle quantité de lumière atteint la surface ? »
Il s'agit du critère le plus important pour l'acceptation d'un projet. Il mesure le flux lumineux reçu par unité de surface (comme un bureau ou un sol).
Ø Lux (lx) : Lumens par mètre carré (Système métrique, utilisé dans le monde entier).
Ø Foot-candle (fc) : Lumens par pied carré (système impérial, utilisé aux États-Unis).
Formule de conversion :
1 pied-bougie ≈ 10,76 lux
(Règle générale : 1 fc équivaut approximativement à 10 lux)

07. Luminance (cd/m² ou Nits)
« Quelle est la luminosité perçue par l'œil ? »
L'éclairement est la lumière qui frappe le mur ; la luminance est la lumière réfléchie par le mur et qui pénètre dans votre œil. C'est la seule valeur photométrique que nous percevons réellement.
08. Efficacité lumineuse (lm/W)
« Quel est le taux de conversion ? »
Cela mesure l'efficacité avec laquelle une source lumineuse convertit l'électricité (en watts) en lumière visible (en lumens). C'est l'équivalent de la consommation d'énergie dans le monde de l'éclairage.
Source lumineuse | Efficacité typique (lm/W) | État d'efficacité |
Halogène / Incandescent | 10 - 20 lm/W | Très faible (Éliminé progressivement) |
Fluorescent (T5/T8) | 50 - 80 lm/W | Modéré |
LED moderne | 130 - 180+ lm/W | Haute efficacité |
09. Uniformité (U0)
L'uniformité est le rapport entre l'éclairement minimal et l'éclairement moyen sur une surface (Emin / Eavg) .
Pourquoi c'est important : Si une pièce présente des zones claires et des zones sombres (faible uniformité), nos yeux doivent constamment s'adapter, ce qui provoque une fatigue visuelle. Un rapport d'uniformité proche de 1,0 est idéal, mais difficile à atteindre ; un rapport supérieur à 0,4 est la norme pour la plupart des espaces de travail.
10. Réflectance
Il s'agit du pourcentage de lumière qu'une surface réfléchit plutôt qu'elle n'absorbe.
Conseil déco : Vous pouvez utiliser les mêmes luminaires dans deux pièces différentes, mais si la pièce A a des murs noirs (faible réflectance) et la pièce B des murs blancs (forte réflectance), la pièce B paraîtra nettement plus lumineuse. La conception de l’éclairage doit toujours tenir compte des matériaux de l’espace.
11. Plan photométrique
Une analyse d'éclairage détaillée qui indique la distribution de la lumière dans un espace avant son installation. Elle comprend les niveaux d'éclairement calculés (lux ou foot-candles), les mesures d'uniformité et le positionnement des luminaires afin de vérifier que l'éclairage répond aux exigences de conception et de sécurité.
Lire la suite : Pour un guide pratique sur la façon dont les plans photométriques sont créés et utilisés dans la conception d'éclairage industriel, consultez notre Guide des plans photométriques .
Partie 3 : Science et qualité des couleurs
La plupart des fabricants s'arrêtent à l'IRC. Mais pour les projets haut de gamme — musées, commerces et hôtellerie de luxe — les mesures standard ne suffisent plus. Voici une analyse approfondie de la qualité des couleurs modernes.
12. Température de couleur (CCT) et courbe de Kruithof
La température de couleur corrélée (CCT) mesure la « chaleur » ou la « fraîcheur » de la lumière, exprimée en kelvins (K). Mais spécifier la CCT ne se résume pas à choisir une simple valeur numérique ; c’est aussi une question de confort et de psychologie.
Ceci nous amène à la courbe de Kruithof . Ce principe explique que le confort visuel dépend de la combinaison spécifique de la luminosité (lux) et de la température de couleur (CCT) .
Le principe : une lumière tamisée paraît naturelle par temps chaud (comme celle d’une bougie ou d’un coucher de soleil), tandis qu’une lumière vive paraît naturelle par temps froid (comme sous un ciel bleu ensoleillé).
Le piège : Si vous utilisez une température de couleur élevée (par exemple, 6 000 K) à faible luminosité, l’espace paraîtra « étrange » ou « froid », comme par une journée d’hiver nuageuse. À l’inverse, une forte luminosité associée à une lumière très chaude (par exemple, 2 700 K) peut donner une impression de chaleur intense et artificielle.
Référence : https://en.wikipedia.org/wiki/Kruithof_curve
Pour en savoir plus sur l'importance de la température de couleur et comment choisir la température de couleur appropriée, veuillez consulter notre guide détaillé sur la température de couleur des LED..
Lire la suite : La courbe de Kruithof offre une plage de confort théorique, mais les décisions concernant l’éclairage des entrepôts sont guidées par la visibilité, la sécurité et la productivité. Découvrez comment les températures de couleur de 4 000 K et de 5 000 K se comparent dans des environnements d’entrepôt réels..
13. IRC vs. TM-30 (Au-delà du rendu des couleurs standard)
Pendant des décennies, l'IRC (Ra) a fait office de norme. Il calcule la note moyenne de 8 couleurs pastel (R1-R8).
Le défaut de l'IRC : il ignore le R9 (rouge saturé) . Une source lumineuse peut avoir un IRC de 80, mais échouer lamentablement à restituer les tons rouges (rendant la peau maladive ou la viande brune). Pour des projets de qualité, exigez toujours un R9 supérieur à 50 .
Découvrez la norme TM-30-15 : la nouvelle norme haute définition. La norme
TM-30 est le système moderne et complet développé par l’IES. Elle évalue 99 échantillons de couleur (au lieu des 8 de l’IRC) et fournit deux indicateurs essentiels :
1. Rf (Indice de fidélité) : Similaire à l'IRC, il mesure la proximité de la couleur avec la lumière naturelle. (Échelle 0-100).
2. Rg (indice de gamme) : Ceci mesure la saturation .
Rg = 100 : Saturation normale.
Rg > 100 : Les couleurs paraissent plus vives (sursaturées).
Rg < 100 : Les couleurs paraissent ternes (désaturées).
Comment lire un graphique vectoriel couleur :
Lorsque vous consultez un rapport TM-30, vous verrez un cercle.
l Cercle noir : Représente la source de référence (lumière du soleil).
l Forme rouge : Représente votre lumière LED.
Interprétation : Si la ligne rouge dépasse du cercle noir, la couleur correspondante (rouge ou bleu , par exemple) paraîtra plus vive. Si elle se rétrécit à l’intérieur, la couleur semblera terne. Cet outil visuel est essentiel pour la conception de l’éclairage des commerces où l’effet « pop » est recherché.
Référence : https://en.wikipedia.org/wiki/Color_rendering_index
14. SDCM et binning (ellipse de MacAdam)
Avez-vous déjà installé 10 spots encastrés et remarqué que deux d'entre eux paraissent légèrement rosés ou verdâtres par rapport aux autres ? Il s'agit d'un problème de tri .
Nous mesurons la cohérence des couleurs à l'aide de l' ellipse de MacAdam (ou SDCM - Standard Deviation Colour Matching).
Le concept : Il définit une zone sur le nuancier où l'œil humain ne peut pas distinguer la différence entre deux couleurs.
MacAdam en 3 étapes : la référence en matière d’éclairage architectural. La différence de couleur est pratiquement imperceptible à l’œil nu.
l MacAdam en 5 étapes : Acceptable pour les espaces généraux (comme les entrepôts), mais visible si on regarde de près.
MacAdam en 7 étapes : LED bon marché. Des variations de couleur visibles sont garanties.
Partie 4 : Distribution optique et contrôle de l’éblouissement
Une puce performante est inutile sans une lentille performante. Cette section explique comment contrôler la lumière pour qu'elle atteigne la cible souhaitée , sans abîmer nos yeux.
15. Éblouissement (UGR)
L'éblouissement ne se limite pas à un excès de lumière ; il s'agit de la lumière qui pénètre dans l'œil sous un angle inapproprié, provoquant une gêne ou une déficience visuelle. Nous quantifions ce phénomène à l'aide de l'indice UGR (Unified Glare Rating) . Plus l'indice est bas, meilleur est le confort visuel.
Seuils UGR standard :
Valeur UGR | Perception | Application typique |
< 16 | Imperceptible | Dessin technique, blocs opératoires |
< 19 | Confortable | Bureaux, salles de classe (standard) |
< 22 | Légèrement perceptible | Réception, commerces, zones de transit |
> 25 | Inconfortable | Zones industrielles, couloirs |
> 28 | Intolérable | Évitez d'utiliser à l'intérieur. |
16. Angle de blindage (angle de coupure)
Il s'agit d'une caractéristique physique de la conception du luminaire. C'est l'angle mesuré depuis l'horizon jusqu'au point où la source lumineuse devient visible pour la première fois.
Pourquoi c'est important : La conception « Deep Baffle » augmente l'angle de protection (par exemple, > 30 ° ). Cela masque la puce LED brillante, vous permettant ainsi de voir l'effet lumineux sur l'objet et non la source lumineuse elle-même. C'est la marque d'un éclairage haut de gamme.
17. Angle du faisceau par rapport à l'angle du champ
Ces deux éléments sont souvent confondus, ce qui donne lieu à des conceptions d'éclairage désordonnées.
Angle de faisceau (FWHM) : angle où l’intensité lumineuse chute à 50 % de la luminosité maximale au centre. Il s’agit de votre cône de lumière « principal ».
l Angle de champ : L'angle où l'intensité lumineuse chute à 10 % .
Le piège : Un luminaire peut avoir un angle de faisceau étroit de 20 ° mais un angle de champ large de 60 ° . Cela crée une lumière diffuse qui risque d’éclairer involontairement les zones environnantes. Pour un éclairage d’accentuation précis, il est préférable que les angles de faisceau et de champ soient relativement proches.
18. Pollution lumineuse (ciel sombre et rayonnement ultraviolet extrême)
Pour les projets extérieurs, contrôler où la lumière ne va pas est aussi important que contrôler où elle va.
l ULR (Upward Light Ratio) : Le pourcentage de lumière émise au-dessus du plan horizontal (vers le ciel).
Conforme à la norme Dark Sky : Luminaires conçus avec un taux de rayonnement lumineux uniforme (ULR) de 0 %. Ils éliminent la pollution lumineuse, protégeant ainsi la faune et la vue des étoiles. Dans de nombreuses villes modernes, cette certification est obligatoire pour l’obtention d’un permis de construire.
Partie 5 : Terminologie électrique et mécanique
La durée de vie d'un luminaire LED dépend rarement de la puce LED elle-même. Elle dépend de l'électronique et de la qualité de fabrication. Voici les points à vérifier dans la fiche technique.
19. Pilote de LED (courant constant vs. tension)
Le circuit de commande est le cœur du système LED.
Courant constant (CC) : Le pilote régule l’intensité (par exemple, 350 mA, 700 mA). Utilisé pour la plupart des spots encastrés, des éclairages sur rail et des luminaires industriels. Il offre une meilleure efficacité et une durée de vie optimisée.
Tension constante (CV) : Le pilote fournit une tension fixe (par exemple, 12 V, 24 V). Principalement utilisé pour les rubans LED et les circuits parallèles où la longueur de la charge varie.
20. Chute de tension (LaEffet « queue sombre »
« Pourquoi les lumières au bout de la bande sont-elles moins lumineuses qu'au début ? »
La chute de tension décrit la perte de potentiel électrique (tension) lorsqu'un courant circule dans un fil conducteur. Chaque fil conducteur possède une résistance interne, et plus le fil est long, plus la tension « perdue » sous forme de chaleur est importante.
Symptôme : Dans les installations basse tension (comme les rubans LED), une chute de tension importante fait que les LED situées à l'extrémité opposée apparaissent moins lumineuses, voire changent de couleur (par exemple, la lumière blanche devient jaunâtre).
La solution :
l Tension plus élevée : L'utilisation de systèmes 24 V ou 48 V au lieu de 12 V réduit considérablement la chute de tension, permettant des longueurs de parcours plus importantes.
Fils plus épais : Augmenter le calibre du fil réduit la résistance.
l Bouclage : L'alimentation de la bande par les deux extrémités (« injection de courant ») assure une luminosité constante.
21. Facteur de puissance (PF)
Le facteur de puissance (PF) mesure l'efficacité avec laquelle un appareil utilise l'électricité, et sa valeur varie de 0 à 1.
l La valeur de référence : Un PF > 0,9 est la norme industrielle pour l'éclairage commercial.
La réalité : les drivers bon marché ont souvent un facteur de puissance (PF) de 0,5. Si cela ne change rien à la facture d’électricité d’un particulier, dans un grand bâtiment commercial, un faible PF provoque une « énergie sale », ce qui met à rude épreuve le réseau électrique et peut entraîner des pénalités de la part du fournisseur d’électricité.
22. Protocoles de gradation
Les variateurs existent également en différents types.
0-10 V : La norme analogique pour les bureaux commerciaux. Simple et fiable.
DALI (Digital Addressable Lighting Interface) : Norme numérique pour les bâtiments intelligents. Elle permet un contrôle individuel et une communication bidirectionnelle (le luminaire peut signaler une panne).
Triac (coupe-phase) : Méthode traditionnelle utilisant le câblage secteur existant. Courante dans les rénovations résidentielles, mais moins stable que la coupure 0-10 V.
Modulation de largeur d'impulsion (PWM) : méthode de variation d'intensité lumineuse par allumage et extinction rapides de la LED. Une PWM à haute fréquence est essentielle pour éviter le scintillement des appareils photo.
23. Température de jonction (Tj) et gestion thermique
« À partir de quelle température est-ce trop chaud ? »
Lorsqu'on parle d'« élévation de température » des LED, on ne parle pas seulement du boîtier en aluminium qui chauffe ; c'est d'ailleurs un bon signe, car cela indique que la chaleur s'éloigne de la source. Ce qui compte vraiment, c'est la température de jonction (Tj) .
Tj (température de jonction) : Il s’agit de la température au cœur même de la puce LED. C’est la limite critique.
Si Tj reste en dessous de 85°C, la LED durera des années.
l Si Tj dépasse la limite (souvent 105°C+), les matériaux internes se dégradent, ce qui entraîne une dépréciation rapide du flux lumineux (perte de lumière) et un changement de couleur (les lumières deviennent bleues ou violettes).
Gestion thermique : Il s’agit de la conception du dissipateur thermique . Un luminaire de haute qualité est conçu pour transférer efficacement la chaleur de la jonction vers l’air extérieur, minimisant ainsi l’élévation de température interne. La chaleur étant la principale cause de défaillance des LED , une bonne conception thermique est essentielle.
24. Durée de vie : L70B50
Les LED ne « grillent » pas comme les ampoules classiques ; leur luminosité diminue progressivement. Nous mesurons ce phénomène à l'aide de L70 .
L70 : Durée estimée (en heures) avant que le flux lumineux ne chute à 70 % de sa luminosité initiale. Ceci correspond à la « fin de vie utile ».
B50 : Représente la confiance statistique. « L70B50 = 50 000 heures » signifie qu’après 50 000 heures, 50 % des unités testées auront une luminosité inférieure à 70 %.
Conseil de pro : Les éclairages industriels haut de gamme affichent souvent L80 ou L90 , ce qui indique une longévité supérieure.
Pour en savoir plus : Pour mieux comprendre la durée de vie des LED ( notamment comment sont testés les indices comme L70 et comment la chaleur influe sur les performances à long terme ), consultez notre guide détaillé sur la durée de vie des LED..
25. Indices de protection (IP et IK)
Indice de protection IP (Indice de protection contre les intrusions) : Deux chiffres (ex. IP65).
Ø Premier chiffre (plein) : 6 = Étanche à la poussière.
Ø Deuxième chiffre (liquide) : 5 = Protégé contre les jets d'eau. (Remarque : IP67 est nécessaire pour une immersion temporaire).
Pour en savoir plus : Si vous souhaitez obtenir plus de détails, consultez notre guide complet sur les indices de protection IP .
Indice IK (Protection contre les chocs) : Mesure la robustesse mécanique.
Ø IK08 : Peut résister à un coup de marteau de 1,7 kg.
Ø IK10 : Résistant au vandalisme (coup de marteau de 5 kg). Indispensable pour les parcs publics et les stades.
Pour en savoir plus : Vous souhaitez en savoir plus sur la notation IK ? Consultez notre guide complet sur les notations IK .
Partie 6 : Le glossaire complet de l'éclairage AZ
Besoin d'une définition rapide ? Voici un guide de référence rapide des termes essentiels de l'éclairage, y compris les termes non abordés dans les sections détaillées ci-dessus.
Cliquez pour accéder directement : AC DH IL MR SZ
AC
Éclairage ambiant : Couche de base d’éclairage général dans une pièce permettant de se déplacer en toute sécurité. Également appelé « éclairage général ».
Éclairage d'accentuation : Éclairage directionnel utilisé pour mettre en valeur des objets spécifiques (comme des œuvres d'art ou des marchandises) afin de créer un intérêt visuel.
Ampère (Amp) : Unité de mesure du courant électrique. Essentiel pour calculer le nombre d’appareils pouvant être raccordés à un disjoncteur.
Angle du faisceau : L'angle auquel l'intensité lumineuse chute à 50 % de l'intensité maximale au centre.
Tri : Processus de tri des LED par couleur et luminosité lors de la fabrication afin d’assurer la cohérence (voir ellipse de MacAdam).
Candela (cd) : Unité d'intensité lumineuse ; mesure de l'intensité lumineuse dans une direction donnée.
COB (Chip on Board) : Technologie LED où plusieurs puces LED sont intégrées directement sur un substrat pour créer un module unique à haute intensité. Idéale pour les spots et les luminaires encastrés.
Température de couleur (CCT) : Une mesure de l'apparence de la couleur de la lumière, de chaude (2700K) à froide (6500K).
IRC (Indice de rendu des couleurs) : Un score (0-100) mesurant la précision avec laquelle une source lumineuse révèle les couleurs par rapport à la lumière du soleil.
DH
DALI (Digital Addressable Lighting Interface) : Protocole de communication numérique bidirectionnel pour le contrôle de l'éclairage, largement utilisé dans les bâtiments intelligents commerciaux.
Conforme à la norme Dark Sky : Luminaires conçus pour minimiser l’éblouissement et la pollution lumineuse en empêchant la lumière de se propager vers le ciel.
Diffuseur : Un couvercle translucide (en verre ou en plastique) qui diffuse la lumière pour réduire l'éblouissement et adoucir les ombres.
Driver : Dispositif qui convertit la tension principale du bâtiment (CA) en courant correct (CC) requis par la LED.
Efficacité : Le rapport entre le flux lumineux et la consommation d'énergie, mesuré en lumens par watt (lm/W).
Foot-candle (fc) : Unité de mesure standard américaine de l'éclairement (lumière tombant sur une surface). 1 fc ≈ 10 lux.
Éblouissement : Inconfort visuel causé par une luminosité excessive ou un contraste extrême.
Dissipateur thermique : composant (généralement en aluminium) conçu pour évacuer la chaleur de la puce LED. Un bon dissipateur thermique est le facteur déterminant de la durée de vie des LED.
CVC : Chauffage, Ventilation et Climatisation. La conception de l’éclairage doit souvent être coordonnée avec l’agencement des systèmes CVC.
IL
Fichier IES : fichier numérique contenant les données photométriques d’un luminaire, utilisé par les concepteurs dans des logiciels comme DIALux pour simuler les résultats d’éclairage.
Éclairement : La densité du flux lumineux incident sur une surface, mesurée en lux ou en foot-candles.
Indice de protection IP (Indice de protection contre les intrusions) : Un code classant le degré de protection contre la poussière (premier chiffre) et l'eau (deuxième chiffre).
Indice IK : Un code (00-10) mesurant la protection contre les chocs mécaniques externes.
Kelvin (K) : L'unité de base de la température thermodynamique, utilisée pour décrire la température de couleur.
L70 : Le moment où le flux lumineux d'une LED a diminué à 70 % de sa luminosité initiale.
Lumen (lm) : Unité de flux lumineux ; quantité totale de lumière visible émise par une source.
Lux (lx) : Unité SI d’éclairement lumineux. Un lux équivaut à un lumen par mètre carré.
M
Ellipse de MacAdam : une région sur un diagramme de chromaticité ; les LED au sein d’une même « étape » (par exemple, 3 étapes) apparaissent de couleur cohérente à l’œil humain.
Vision mésopique : vision dans des conditions de faible luminosité où les bâtonnets et les cônes sont actifs (par exemple, l'éclairage public la nuit).
Photométrie : La science de la mesure de la lumière.
Plan photométrique : Un plan photométrique est une analyse d’éclairage réalisée avant l’installation. Il indique la distribution de la lumière dans un espace et comprend les niveaux d’éclairement calculés (lux ou foot-candles), l’emplacement des luminaires et les données d’uniformité afin de vérifier que la conception de l’éclairage répond aux exigences de sécurité, de performance et réglementaires.
Facteur de puissance (FP) : rapport entre la puissance active et la puissance apparente. Un FP élevé (> 0,9) indique une utilisation efficace de l’énergie.
PWM (Modulation de largeur d'impulsion) : Technique numérique permettant de faire varier l'intensité des LED en les allumant et en les éteignant rapidement.
Rénovation : Remplacement des anciens composants d'éclairage (comme les ampoules ou les tubes) par la nouvelle technologie LED tout en conservant le boîtier du luminaire existant.
RGB / RGBW : Rouge-Vert-Bleu (et Blanc). Systèmes de LED à changement de couleur utilisés pour l’éclairage décoratif ou scénique.
SZ
CMS (Composant monté en surface) : Type de boîtier LED où la puce est montée directement sur la surface du circuit imprimé. Courant dans les rubans et panneaux LED.
Fiche technique (ou fiche de spécifications) : Document technique fourni par les fabricants détaillant les données de performance d’un produit.
Gestion thermique : Système de contrôle de la température de fonctionnement de la LED afin d'éviter les pannes (voir Dissipateur thermique).
THD (distorsion harmonique totale) : mesure de la distorsion du courant électrique causée par le haut-parleur. Plus la valeur est basse (< 15 %), mieux c’est.
Troffer : Un luminaire rectangulaire (généralement 2x2 ou 2x4 pieds) conçu pour s'insérer dans une grille de plafond suspendu.
Blanc réglable : technologie LED qui permet à l'utilisateur d'ajuster la température de couleur de chaude à froide (par exemple, de 2700K à 6500K) pour imiter la lumière naturelle du jour.
UGR (Unified Glare Rating) : Méthode de calcul de l'éblouissement provenant des luminaires dans un environnement intérieur.
Chute de tension : La perte de tension dans un circuit sur de longues distances de câblage peut entraîner une diminution de l’intensité lumineuse des bandes LED.
Wattage (W) : Unité de consommation d'énergie électrique.
Zigbee : Protocole de réseau maillé sans fil utilisé pour les systèmes de contrôle d’éclairage intelligent basse consommation (alternative au Bluetooth ou au Wi-Fi).
Conclusion
Au-delà du jargon, pourquoi les spécifications techniques sont-elles importantes ?
L'éclairage est l'un des rares matériaux de construction qui influence notre bien-être, notre façon de travailler et notre perception de l'architecture. Or, comme nous l'avons vu dans ce guide, une simple étiquette « LED 10 W » ne nous renseigne quasiment pas sur la qualité de cette lumière.
Comprendre ces termes d'éclairage — de la fidélité du TM-30 au confort de l'UGR — vous permet de voir au-delà des arguments marketing. Vous pouvez ainsi choisir des luminaires qui non seulement s'allument, mais qui subliment votre projet, permettent des économies d'énergie et durent des années.
Lors de l'examen de votre prochaine fiche technique pour l'éclairage LED , allez plus loin. Ne vous contentez pas de vérifier le prix et la puissance. Examinez la gestion thermique, vérifiez le pas de MacAdam et exigez les fichiers IES. Vous (et vos clients) vous en remercierez.
Prêt à mettre à jour vos connaissances en éclairage ?
Ne laissez pas les spécifications techniques ralentir votre projet.
Vous hésitez entre COB et SMD ? Vous avez des difficultés avec le DALI et le 0-10 V ? Contactez notre équipe technique dès aujourd’hui pour une consultation gratuite sur votre prochain projet d’éclairage.